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La création réconciliée que Dieu-Amour prépare :
quel incroyable défi!
Il nous envoie pour hâter ce Jour tant espéré.
Smnda, quelle est notre réponse aujourd'hui? |
SŒURS MISSIONNAIRES DE NOTRE DAME D’AFRIQUE - CHAPITRE GENERAL 2011 |
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La structure du
Voile de Carême
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Plus que
Moïse 2
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Une nouvelle
création 6
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Nouveau compagnonnage
de la table 9
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Tentation et mise
à l’épreuve 1
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L’arbre de la croix
4
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Plus que le
temple 8
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Sans toit
3
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Le manque de
paix 5
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Sans
orientation 7
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La structure du Voile de Carême
Le Voile de Carême de Misereor de 1982 porte la marque des différents buts que s’est assignés MISEREOR et s’inspire des textes bibliques des 5 dimanche de Carême pour l’année B. L’artiste haïtien, Jacques Chéry, chrétien pratiquant, est familier des textes bibliques. Il peint le monde de la Bible avec une richesse de coloris propre au peuple haïtien et qui peut être compris par lui. Son souhait est de faire se confronter le monde d’aujourd’hui tel que beaucoup à Haïti et parmi nous en font l’expérience, à la foi chrétienne et à la manière de la comprendre à la lumière de l’Evangile.
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Plus que Moïse (2)
Les 10 commandements sont l’expression de la volonté de Dieu et de l’alliance conclue entre Dieu et Israël. L’artiste les rattache aux « droits humains ». Par là, il souligne le fait que la dignité humaine est inaliénable. Il illustre ces droits en utilisant les deux langues : le français et le créole. L’homme au complet sombre montre le premier commandement : malgré les déclarations solennelles sur les « droits humains », ils demeurent bien souvent lettre mortes. Serait-ce que nous avons perdu toute relation vivante avec Dieu ?
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Une nouvelle création (6)
L’arc-en-ciel aux 7 couleurs entoure tout ce tableau. Le bleu foncé se reflète dans l’eau du déluge. Cet arc-en-ciel est le signe du « oui » de Dieu à la vie de l’humanité et à toute la création. C’est un symbole de l’alliance de Dieu avec Noé. Il veut dire que tous les êtres humains peuvent y trouver un espace pour vivre. Jésus a rempli cette promesse ; sa mort est source d’une vie nouvelle. L’artiste représente l’ensemble de la nouvelle création comme enroulé autour de l’image avec les fruits magnifiques de l’arbre de la croix.
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Le nouveau compagnonnage de la table (9)
Dans la scène des vendeurs chassés du temple, Jésus veut faire allusion au compagnonnage de la table. C’est là que l’on peut évaluer les communautés et leur façon de prier. Des gens de toutes races témoignent de ce compagnonnage qui ne s’intéresse ni aux positions ni aux titres. « Je mettrai ma loi au milieu d’eux. Je l’écrirai sur leurs cœurs. Je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. On n’aura plus besoin de s’instruire mutuellement » (Jer 31,31-34). Des enfants apportent à la nouvelle communauté les fruits de cette promesse et du paradis.
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Tentation et mise à l’épreuve (1)
Jésus est présenté ici comme le nouvel Adam qui a vaincu la tentation eu désert (Mc 1,13) et qui vit paisiblement au milieu des bêtes sauvages.. En se montrant vainqueur de la tentation, il se présente comme le « Fils de l’Homme » (Mc 9,9). D’une manière symbolique, l’artiste dépeint les tentations, la soif de richesses, de plaisir, de puissance : une maison, une voiture,
et trois hommes en train d’exploiter la terre et de détruire la planète. La tentation par laquelle Jésus est passé se répète dans nos vies. Nous aussi, il nous faut surmonter la tentation de dominer sur les autres et d’attacher notre cœur aux choses de ce monde.
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L’arbre de la croix (4)
Jésus est suspendu à la croix comme le serpent de bronze que Moïse a élevé au désert (Jn 3,14-21). L’artiste a peint l’arbre de la croix de telle façon que des racines pénètrent profondément dans l’obscurité du « déluge ». Des semences commencent à pousser comme des signes d’espoir : « A moins que le grain de blé ne meure… » (Jn 12, 20-33).
Par sa passion et par sa mort, Jésus prend sur lui le péché de toute l’humanité. Qui croit en lui sera sauvé. Celui qui croit sera soumis à la même loi mystérieuse à laquelle Jésus lui-même a été soumis. L’abondance du pouvoir salvateur de Jésus est symbolisé par les beaux fruits succulents.
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Plus que le temple (8)
Jésus s’insurge contre le fait que le temple soit transformé en place du marché. Quand on lui demande par quelle autorité il fait cela, il répond par une parole énigmatique : « Détruisez ce temple et, en trois jours, je le rebâtirai ». Les Juifs pensent au bâtiment de pierre. Jésus, lui, pense au « Temple de son corps ». L’artiste voit dans le mot « Temple » une image biblique désignant la communauté. C’est une question qui nous est adressée. A quoi accordons-nous la préférence ? Aux pierres et aux choses ou à ce qui est « à l’intérieur de la personne « ?
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Sans toit (3)
De nos jours, on s’acharne à détruire la loi de Dieu et les « droits humains ». Aux yeux de l’artiste, le « déluge » peut encore menacer l’humanité. Il montre comment, dans un cas bien concret, un droit humain est bafoué : le droit à avoir une patrie. Des gens à la recherche d’un lieu où se poser, on en trouve, bien sûr, entre Haïti et les Etats-Unis mais aussi en Afrique et au Viet-Nam. Pour échapper à la terreur et à la menace des dictateurs, ils quittent leur pays dans de minuscules embarcations. Jésus est assis au milieu de ceux qui n’ont plus de patrie. Il est avec eux et avec nous sur la route. C’est même lui notre chemin, traversant avec nous la misère et la mort, en route vers le Royaume de Dieu. |
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Le manque de paix (5)
L’artiste relie les souffrances et le sacrifice de Jésus à la scène située à l’ombre des racines. Jésus vainc le mal par sa passion. C’est le même Christ qui est suspendu à la croix, qui est assis dans le bateau avec les réfugiés, qui s’écroule sous les coups des soldats. Le monde, pourtant, reste plongé dans les ténèbres et ne l’accepte pas. « Le monde a préféré l’obscurité à la lumière » (Jn 3,19). L’obscurité de notre temps, nous la connaissons tous : conflits, guerre, violence, torture, terreur. |
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Sans orientation (7)
L’artiste montre des gens qu’on emmène en captivité à Babylone (2 Chr.36,14-16) Certains d’entre eux sont assis au bord de la rivière et ils pleurent. D’autres travaillent sur une tour, un peu comme une montagne émergeant de l’eau. Ils s’efforcent d’atteindre le sommet en écrasant les autres sans pitié. Dans cette scène un peu encombrée, J.Chery veut nous montrer comment, même aujourd’hui,, nous sommes pris dans cette « foire babylonienne », essayant d’atteindre le sommet en écrasant les autres. Il y a pourtant des mains secourables qui essaient de briser le cercle vicieux du mal. |

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