PROGRAMME LAVIGERIE - Dossier no 4
RECONSTRUIRE LES FONDATIONS
« Avant tout, les missionnaires doivent être des initiateurs » (Cardinal Lavigerie).
Aujourd’hui encore, et peut-être plus que jamais, nous entendons avec force l’invitation de notre Fondateur à être des initiatrices dans les contextes qui sont les nôtres. Avec ses aspects positifs et négatifs, la mondialisation affecte tous les pays où nous vivons et chacune de nos communautés. Personne ne passe à côté de cette crise mondiale qui modifie en profondeur les relations internationales, et en premier lieu les relations humaines. Même notre manière de vivre notre consécration religieuse est marquée par cette mondialisation.
Vouloir être des initiatrices afin de reconstruire les fondations humaines qui s’écroulent, demande de notre part:
- Une lucidité dans l’analyse des problèmes pour avoir une idée juste de ce qui a été détruit,
- Une réflexion qui mobilise nos consciences et nos imaginations en vue d’actions concrètes de transformation,
- Une éthique qui aide à construire nos sociétés sur les bases de l’humain, et à partir de l’évangile comme puissance de changement.
Notre expérience de vie
- Que ressens-tu à la lecture de ce qui précède?
- Dans ton expérience personnelle, comment as-tu déjà été ‘initiatrice’ afin de reconstruire des fondations humaines?
- Dans le contexte qui est le tien aujourd’hui, qu’est-ce que tu vois qui serait à reconstruire?
Notre expérience fondatrice
L’invitation de notre fondateur à être des initiatrices et à poursuivre, au nom de notre foi, sa lutte contre tout ce qui peut opprimer l’être humain, nous a poussées, depuis les origines de la congrégation, à fonder des institutions et à inventer différentes formes d’apostolats selon les besoins.
Notre engagement dans l’éducation des fillettes, des jeunes filles et des femmes est une constante de nos activités apostoliques. Dès les débuts, les sœurs donnaient lors du catéchuménat, des « leçons » qui comportaient des rudiments de lecture et d’écriture. Après la première guerre mondiale, souvent sous l’impulsion des gouvernements colonisateurs, les parents envoient leurs enfants à l’école. Nos sœurs ouvrent des écoles primaires, puis secondaires avec des internats dans certains pays. Elles établissent aussi des écoles normales pour la formation des monitrices et des infirmières.
En créant la bibliothèque des Palmiers à Alger en 1953, et en nous impliquant par exemple dans les « Rencontres Africaines » (1), dans les « Amitiés Africaines » (2), dans l’Institut Africain pour le Développement Economique et Social (3) au Burundi, nous avons apporté à des lycéennes, à des universitaires et à des adultes engagés dans la vie active, une précieuse ouverture culturelle et intellectuelle. Par des mouvements de jeunesse dont nous sommes à l’origine, comme « la Ruche » en Kabylie à partir de 1940, et par des journaux dans lesquels nous travaillions, comme « Kizito » en Ouganda à partir de 1957, « Kinyamateka » au Rwanda à partir de 1933, nous avons apporté notre pierre à la formation des consciences dans des pays en pleine mutation.
A partir des années 1950, l’arrivée massive des ruraux dans les villes africaines fragilise cette population qui perd ses repères culturels. Des communautés s’installent alors à la périphérie des villes pour les rejoindre. Cours d’alphabétisation et clubs de femmes sont mis en place.
Après les indépendances, les jeunes congrégations religieuses que nous avions eu le souci de bien former, et qui étaient devenues autonomes, étaient une preuve de la maturité de femmes africaines capables de gérer leur propre destin alors que les leaders politiques tâtonnaient encore à trouver leur autonomie.
Comme le Cardinal Lavigerie fréquentait les autorités politiques de son époque pour lutter contre l’esclavage, nous avons aussi œuvré sur les lieux de décision, comme par exemple à la chambre des députés en France avec le décret Mandel (4) dont Sr M. André du Sacré Cœur est à l’origine.
Un contexte changeant
Nous sommes entrées dans la 2ème décennie de la mondialisation et sommes témoins de “l’émergence d’un système mondial qui est en train de restructurer le monde et notre avenir”. Non seulement les structures mondiales sont fortement modifiées, mais ce sont d’abord les relations humaines qui sont affectées positivement et négativement :
Au niveau économique, le phénomène de mondialisation présente de grands atouts pour la croissance et la production de richesses. Cependant la richesse produite est souvent concentrée dans les mains d’un petit groupe et ne garantit pas une juste distribution des biens. La mondialisation de l’économie agit au détriment des pauvres; de nombreux pays de l’hémisphère sud ne sont pas assez forts pour prendre leur place dans une économie mondiale de marché.
Au niveau culturel, la mondialisation a l’avantage de rapprocher les peuples et les cultures et donne accès à beaucoup de possibilités. Toutefois, elle impose aussi sa façon de penser et d’agir, son échelle de valeurs. Il en résulte que les valeurs culturelles traditionnelles telles que la famille, la communauté, le respect de la vie, l’hospitalité, etc. sont remplacées par les valeurs transmises par Internet, les vidéos, la télévision satellite et la publicité, etc. Même les notions de temps, d’espace et d’ordre sont en train de changer, menant à une importante fragmentation de la réalité, et cela à tous les niveaux, causant une vraie dégradation des «fondations». Il n’existe plus de points de référence sur lesquels baser nos pensées, comportements, espoirs ou convictions.
Au niveau moral, la mondialisation favorise une relativisation des valeurs, des façons de vivre et des cultures. Il semble que nous développions des sociétés dans lesquelles tout est relatif, sans valeurs communes, où tout peut se négocier, où l’on peut disposer de tout, même du droit humain fondamental, le droit à la vie. Il y a partout une crise morale profonde qui brouille les critères du vrai et du faux, de l’utile et de l’inutile, du bien et du mal. Ceci entraîne une faillite sociale et spirituelle avec la disparition de l’intérêt collectif et du sens du bien commun. « Il s’agit fondamentalement d’une crise d’hommes avant d’être une crise structurelle». (Comité Exécutif de l’Eglise du Christ, au Zaïre)
La vitesse avec laquelle les changements affectent les pays et donc les personnes, en laissent un certain nombre sur le bord du chemin. Tout ceci a un profond impact sur le sens de la personne et de l’identité; des peuples et des communautés désespèrent de trouver leur identité et sécurité et cela pourrait être l’une des raisons de ce que le fondamentalisme religieux et l’intolérance ethnique sont en train de se répandre partout. Dans un monde toujours plus insécurisant et confus, le fondamentalisme reflète une recherche d’une plus grande sécurité morale. De plus, le monde virtuel de l’Internet et l’omniprésence de l’invisible dans certaines cultures ou mouvements religieux risquent de brouiller la perception du réel et menacent la capacité de discernement et d’adaptation aux enjeux de l’histoire.
Notre sens de l’histoire et notre sens du possible sont aussi affectés. Le système dominant semble être le seul possible, écartant d’autres options ou alternatives. Il n’y a pas d’espace pour explorer et penser à d’autres alternatives économiques et sociales plus adaptées aux situations locales. Ceci engendre un certain défaitisme et diverses frustrations.
La mondialisation va durer, mais elle apparaît fondamentalement, comme un phénomène ambivalent, à la fois, un bien en puissance pour l’humanité mais aussi un possible désastre social aux proportions énormes.
Eclairage biblique
Comment la Parole de Dieu peut-elle nous éclairer? L’Histoire du Salut est un long chemin du peuple de Dieu, de l’esclavage à la libération, de l’exil au retour à la maison, de la peur à la confiance et à l’espérance, comme Jésus et avec lui, un passage de la mort à la vie. L’expérience de l’exil est particulièrement signifiante dans notre contexte actuel.
Dans la Bible, l’exil n’est pas seulement la réalité géographique d’être déporté, déplacé. Il coupe la personne de tous liens d’appartenance à une terre, la met dans un environnement hostile aux valeurs de sa communauté et de son identité. C’est le sentiment d’être dans une situation qui n’est pas «le chez soi», dans une situation de crise culturelle et sociale, d’oppression et de confusion.
Le retour chez soiest la décision courageuse de rompre avec cette situation d’exil et de se déplacer jusqu’à un lieu appelé «chez soi » où nos vraies valeurs sont de nouveau crédibles. C’est une décision de choisir de se déplacer, de rompre avec le découragement et de trouver des solutions à une situation désespérée de crises.
Lorsqu’après une année de siège, l’armée de Babylone s’empara de Jérusalem (II Rois 25), ce fut la fin du Royaume de Juda et un grand coup pour la foi des Israélites. Ils étaient si certains d’être le Peuple choisi par Dieu, à qui Dieu avait promis sa fidélité pour toujours. Mais maintenant Jérusalem et le temple sont détruits et le Peuple élu a tout perdu de ce qui faisait sa vie : le pays, le roi, le temple. D’une certaine façon, Israël a même perdu son Dieu : «Où est-il ton Dieu ?» (Ps 42,3).
Le grand miracle de l’Exil fut qu’au lieu de détruire la foi d’Israël, cette crise l’a approfondie en la purifiant. Le peuple a éprouvé un choc terrible et a fait l’expérience d’une grande souffrance. Tout ceci l’a obligé à prendre du recul et à réfléchir sur sa foi en Yahvé pour la vivre d’une façon nouvelle et plus spirituelle.
Qui l’a aidé à traverser cette épreuve ? Des prophètes comme Ezéchiel et le second Isaïe, mais surtout tous les prêtres qui sont allés en exil avec le peuple. Ils sont parvenus à relire l’histoire passée, à l’adapter à la situation difficile du présent et à lui donner un avenir. L’Histoire sacerdotale a commencé dans ce contexte et débute avec la création – le beau poème à la vie exprimant la foi extraordinaire des exilés dans leur Dieu (Genèse 1). Le Dieu qu’Israël a d’abord découvert, fut le Dieu qui libère de l’esclavage d’Egypte (Ex. 3,7-14) : «J’ai vu la misère de mon peuple. J’ai entendu son cri…Je connais ses angoisses...Je serai avec toi». Les exilés, se tournent de nouveau vers ce Dieu dans l’espérance d’une nouvelle libération.
Pour les chrétiens qui se trouvent dans une situation culturelle et socio-économique déconcertante, la tradition des « prophètes de l’exil et du retour chez soi » peut être d’une grande inspiration. On ne peut revenir «chez-soi» qu’à la condition d’accepter d’être en exil et de refuser le découragement ou la manipulation. La principale tâche d’un prophète c’est d’inviter le peuple « chez lui », de créer un sentiment d’espérance, de le convaincre que sa situation peut changer. Et pour cela, le prophète a besoin de persuader le peuple qu’il n’est pas « chez lui », que toutes les séductions du «présent» sont un faux « chez lui ». Le prophète agit ainsi affirmant que le Dieu d’Israël est le seul vrai Dieu, puissant et fidèle à qui on peut faire confiance sur le chemin de retour chez soi : rappeler le passé afin d’orienter vers le futur.
Sourds, entendez ! Aveugles, regardez et voyez !
Tu as vu beaucoup de choses sans y faire attention !
Tu as les oreilles ouvertes, sans entendre !
Je suis Yahvé ton Dieu et il n’y a pas d’autre sauveur que moi…
Ne vous souvenez plus d’autrefois,
ne songez plus aux choses passées
Voici que je vais faire du nouveau… (Is. 42-43)
Yahvé te guidera …tes ruines antiques seront rebâties
Tu édifieras sur des fondations antérieures…(Is. 58, 11-12 cf. Am9,11)
Un peuple sans mémoire, sans le sens de l’histoire de sa propre tradition est un peuple sans espérance vivant dans l’indifférence ou dans le découragement. Nous sommes appelées à faire mémoire - et à distinguer entre le Dieu de Vie et les idoles de mort, entre la vraie spiritualité et la religiosité superficielle. Revenir «chez soi »est u appel adressé à chacune.
Comment l’Eglise cherche-t-elle à relever ce défi ?
Dans son message à l’occasion de la XXXI Journée Mondiale pour la Paix, Jean-Paul II écrit : «Les grands changements géopolitiques qui ont pris place depuis 1989, ont été accompagnés par de véritables révolutions dans les domaines social et économique. La mondialisation de l’économie et des finances est maintenant une réalité, et nous réalisons avec de plus en plus d’évidence les effets des progrès rapides concernant les technologies de l’information. Nous sommes sur le seuil d’une nouvelle ère, porteuse à la fois de grands espoirs et de questions inquiétantes».
La mondialisation n’est pas en elle-même négative sur le plan éthique ; elle offre des possibilités exceptionnelles et prometteuses, pouvant rendre l’humanité capable de devenir une seule famille, édifiée sur les valeurs de justice, d’équité et de solidarité. Mais le Pape souligne que pour travailler à une société plus équitable et à une paix plus stable, nous avons besoin d’encourager le sens de la responsabilité du bien commun – en ne perdant jamais de vue la personne humaine qui doit être au centre de tous les projets sociaux. Le défi, c’est de garantir la mondialisation dans la solidarité, une mondialisation sans marginalisation. Quelques dispositions sont à prendre pour rendre cela possible :
- Un renouveau des lois internationales ainsi que des institutions internationales, un renouveau dont le point de départ et le principe de base doivent être le bien de l’humanité ainsi que de la personne humaine
- Le besoin d’un «code éthique mondial»: cela ne signifie pas un seul système dominant ou une culture qui imposerait ses valeurs et ses critères. Cependant, dans les différentes cultures, des valeurs universelles existent, et elles doivent être mises en évidence et en valeur
- L’importance de suivre les deux principes fondamentaux de la Doctrine Sociale de l’Eglise :
la valeur inaliénable de la personne humaine, source de tous les droits humains et de tout l’ordre social
la valeur des cultures humaines qu’aucun pouvoir externe n’a le droit de saccager.
Les Lineamente de la 2e Assemblée Spéciale pour l’Afrique vont dans la même direction, et se demandent comment, à l’heure de la mondialisation, sauvegarder le meilleur des cultures traditionnelles tout en intégrant le meilleur de ce qui vient d’ailleurs. A ce propos, le document cite Benoît XVI qui interpelle non seulement les Africains, mais aussi le monde occidental à assumer ses responsabilités (5).
Quel sera le support aux bouleversements des comportements qui doivent s’opérer pour que le destin de l’Afrique change? Comment rebâtir le tissu social et culturel? Cela requiert à la fois l’enracinement dans l’héritage culturel, mais aussi la capacité critique et inventive d’intégrer des apports culturels nouveaux. Le document pose alors des questions fondamentales pour tout le monde :
- Comment conserver l’enracinement dans la communauté tout en promouvant l’autonomie nécessaire à la personne en tant qu’acteur politique, économique et social ?
- Comment concilier le sens fort de la famille avec une juste promotion de la personne ?
- Comment faire face aux excès de la mondialisation et vivre la solidarité dans le contexte actuel ?
Pour une contribution efficace de l’Église d’Afrique à une reconstruction authentique et dynamique de la société, il faut investir dans la formation d’une élite chrétienne capable d’exercer une forte influence dans la transformation de cette société (6), car l’Église veut servir la formation des consciences et contribuer à faire grandir la perception des véritables exigences de la justice.
Comment la Congrégation cherche-t-elle à relever ce défi ?
Le Chapitre de 1987 nous rappelle que les structures politiques et économiques injustes, les situations de dépendances, les peurs de toutes sortes, portent atteinte à la dignité des personnes et des groupes et au nom de notre charisme, nous sommes invitées à être attentives au développement intégral de tout homme et de toute femme avec lesquels nous vivons.
Malgré le travail déjà accompli, les nouvelles générations de chrétiens ont besoin de soutien pour vivre leur foi, car la conversion n’est jamais acquise une fois pour toutes, ni pour les sociétés ni pour les cultures. Nous avons donc à collaborer avec l’Eglise locale, responsable de la mission; être initiatrices, savoir se proposer dans l’humilité, former des responsables, toujours en vue de la transmission.
Le chapitre de 1993 fait une analyse de la situation et se trouve devant un tableau de détresse extrême: « C’est du jamais vu ! » De nouveau, notre expérience fondatrice nous inspire: C’est aussi dans des situations de détresses extrêmes que Lavigerie a perçu et développé les exigences d’être avec les populations dans leurs souffrances, de les accompagner dans la solidarité. «Allant plus loin, dans sa lutte contre l’injustice de l’esclavage, le Cardinal Lavigerie n’hésite pas à affronter les gouvernements et à «faire de la politique», car il comprend que la lutte pour l’Afrique se situe d’abord en Occident. Depuis, l’Eglise a mieux compris que, dans la ligne de l’Alliance, la libération est partie intégrante de l’évangélisation» (7) Et le Chapitre de nous rappeler l’esprit et le style de la mission : sortir… aller vers… être avec… être prophètes… être initiatrices…toujours dans le but de conscientiser pour amorcer une transformation du milieu.
Le chapitre de 1999 souligne surtout une intuition-clé : pour nous, mission et consécration ne font qu’un. Notre vocation, nous la vivons dans le monde d’aujourd’hui marqué par la mondialisation avec une perte d’identité, l’oppression de groupes vulnérables, une insécurité engendrée par les changements rapides et incontrôlés (8). Et nous réaffirmons que le Cardinal Lavigerie et Mère Salomé nous montrent le chemin : « c’est du tout à Toi que jaillit notre tout à tous ».
Et nous arrivons au Chapitre de 2005 qui veut célébrer et bâtir notre « communion pour la mission ». Nous restons convaincues que la mission est la raison d’être de notre congrégation, même si le contexte de la mission a évolué : «La mondialisation progresse rapidement ; urbanisation et émigration accélèrent le brassage des peuples… » (9) «Les situations d’injustice, de détresse, de violence et d’exclusion ne cessent de se multiplier. De nouvelles formes d’esclavage se développent... » (10)
A l’exemple de notre fondateur qui a sensibilisé les consciences, aujourd’hui nous nous engageons dans le lobbying (AEFJN : Afrique/Europe Faith and Justice network) et donnons des formations à la justice et la paix sur le terrain. Aussi, à certains endroits nous sommes en train de prendre la direction de jardins d’enfants et d’écoles primaires. En travaillant près des enfants, nous espérons ainsi pouvoir contribuer à la reconstruction des valeurs.
Propositions
Comment voyons-nous que la mondialisation est en train de modifier en profondeur les rapports humains des gens qui vivent autour de nous ; au sein de nos communautés ; notre manière propre de vivre notre consécration religieuse ?
Nous souvenons-nous de nos traditions et valeurs ? Lesquelles seraient aujourd’hui à reprendre pour reconstruire les fondations ? Pourquoi et comment ?
Notre fondateur nous dit que «Les missionnaires devront être surtout des initiateurs». Après avoir lu et étudié ce dossier, est-ce que je perçois de nouvelles manières d’être initiatrice dans la ligne de notre charisme ?
Relire Actes 1993, N° 12-14 et Actes 2005, pp 45-55
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1 Bamako Ville – Mali (1954) : Une association dont le but était de compléter l’éducation féminine et africaine des jeunes filles en dehors des établissements scolaires, de connaître son pays, de développer le sens international, de faciliter l’accueil et le regroupement des étudiantes africaines dans les villes universitaires. Des activités : conférences bimensuelles – carrefours – cercles d’étude bibliothèque – salles d’études, de lecture – excursion – visites - documentaires – voyages d’études – correspondance avec d’autres organismes de jeunes et une Revue Féminine mensuelle (à partir de 1958 – jusqu’en 1964), le moyen d’expression de l’association qui porte le même nom.
2 Groupes aux Burkina Faso (Ouagadougou-Paspanga, Bobo-Dioulasso) : Définition trouvée dans le Rapport Annuel de 1971/72 de
Ouagadougou-Paspanga: Association Sociale et Culturelle Féminine. Les Activités : Accueil – bibliothèque – sessions – rencontres amicales - voyages – conférences culturelles et spirituelles – retraites, récollections leçons de langues, dactylographie – visites à domiciles. Voir l’historique publié dans le diocèse de Bobo-Dioulasso (1978). « Notre Force, c’est notre Amitié », pages 6 à 9.
3 Inades-Formation Burundi a été crée en décembre 1974, comme une association nationale sans but lucratif.
4 Le décret Mandel voté le 15-06-1939 permit aux femmes africaines, résidant dans une colonie française, de se libérer du mari que l’on voulait leur imposer.
5 N°20. À l’heure de la mondialisation, comment pouvons-nous sauvegarder le meilleur des cultures africaines tout en intégrant le meilleur de ce qui vient d’ailleurs? Et à ce propos, Sa Sainteté Benoît XVI interpelle non seulement les Africains, mais aussi le monde occidental à assumer ses responsabilités face à l’Afrique: «Nous devons confesser que l’Europe a exporté non pas seulement la foi en Jésus-Christ, mais aussi les vices du vieux continent. Elle a exporté le sens de la corruption, la violence qui dévaste actuellement l’Afrique. Nous devons reconnaître notre responsabilité en faisant de sorte que l’exportation de la foi […] soit plus forte que l’exportation des vices […] Nous devons œuvrer pour l’enracinement de la foi et avec elle de la force pour résister à ces vices et reconstruire une Afrique chrétienne, qui sera une Afrique heureuse, un grand continent du nouvel humanisme». Si l’Occident doit s’interroger sur ses propres responsabilités, les Africains doivent également assumer leurs propres responsabilités.
6 N°61. L’heure est venue pour un engagement massif et déterminé des laïcs chrétiens africains dans la vie de l’Église et de l’État. La mission des laïcs appartient à la nature même de l’Église. Aujourd’hui en Afrique, elle est d’une actualité et d’une nécessité toute particulière. Cette actualité et cette nécessité ne se justifient pas tant du fait de la croissance de la conviction sur la responsabilité et la participation des laïcs dans l’agir de l’Église dans le monde, mais bien plus de la conscience de la vraie nature même de la mission de l’Église dans le monde.
7 N°8 des Actes Capitulaires – 1993 p.28
8 Actes Capitulaires – 1999 p.39
9 Actes Capitulaires – 2005 p.45
10 Actes Capitulaires – 2005 p.53
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