| |
« Ecole maternelle St-Simon », tel est le nom de cette « œuvre à nous » avec ses trois classes : une crèche appelée « Lavigerie », une classe moyenne, « Marie-Salomé », et une classe supérieure, « St Simon ».
Bref historique du projet
Cette école maternelle a été ouverte par les paroissiens en 1997, pour les enfants du voisinage qui, ainsi, n’auraient pas à aller trop loin. Dès le début, l’une d’entre nous, Sr Theresia Schmitt, a été responsable de l’administration, spécialement des finances, et de la supervision. En 2003, Sr Gisela Schreyer prit sa relève. L’école était sur le point de tomber en raison du petit nombre d’enfants et du manque de fidélité dans le paiement des frais de scolarité.
En 2004, Birgitta Gremm arrivait comme laique missionnaire. Elle est institutrice formée pour les écoles maternelle. Grâce à ses efforts personnels, il y eut une nette amélioration aussi bien pour l’enseignement que pour la discipline. En mai 2005, Harriet Kabaije s’y ajouta pour l’enseignement et prit la responsabilité quand Birgitta commencait la formation SMNDA.
Aujourd'hui, nous prenons charge de cette ecole ensemble avec la paroisse. Nous nous sommes engagées à donner toujours deux soeurs pour l'administration et le'enseignement.
Le personnel tanzanien : Sabina John, enseignante, Kesia Alfred, cuisinier.
Les objectifs ?
Aider les enfants de notre voisinage et leur offrir un bon départ pour l’éducation scolaire
Aider les enfants venant de familles démunies ;
les aider à avoir entre eux des relations saines et leur faire connaître Dieu
Accueillir des enfants de diverses confessions et favoriser entre eux de bons rapports
Utiliser la voie de la non-violence pour éduquer les enfants à travers le jeu
L’école et les autorités locales
Celui qui représente les parents des enfants au niveau local est le Président du Conseil d’administration, qui est aussi Président du village. Il nous aide bien en consultant les parents et en ayant des réunions avec eux.
Ouverte à tous
L’école se trouve dans le village, à proximité de la paroisse et de notre communauté. Elle est ouverte à tous, peu importe la religion. Nous avons des enfants de diverses Eglises, luthérienne et catholique, Pentecôtistes, Assemblées de Dieu. Une fois, nous avons même eu un musulman. Vingt enfants peuvent être parrainés chaque année. Ces enfants, aidés par notre congrégation, sont surtout des pauvres, n’ayant qu’un seul parent - le père ou la mère étant décédé(e) - ou appartenant à des familles en situation précaire.
Toute la communauté se sentait engagée dans notre projet, et chacune sent la contribution de l’autre selon ses capacités personnelles. Notre propre visibilité ressort du support et de l’aide réciproque. Nous travaillons ensemble comme des sœurs et partageons ce qui arrive dans l’école. Il est intéressant de voir comment chacune de nous collabore, en particulier au moment de la fête de remise des récompenses aux enfants. Voilà qui donne une bonne idée de l’esprit de famille que nos ancêtres, Marie-Salomé et Lavigerie, souhaitaient que nous ayons.
Harriet Kabaije, Arusha |

|