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CÉLÉBRATION D’OUVERTURE DU CENTENAIRE LE 17 DÉCEMBRE 2011

Lisez le compte rendu de trois novices:


Un jour inoubliable

Quelle joie pour moi, en tant que novice SMNDA burkinabé, de pouvoir vivre cet évènement si important pour notre Congrégation et pour toute l’Eglise-Famille du Burkina ! Cela a été vraiment un honneur de porter l’habit des sœurs d’autrefois et de monter à cheval pour représenter une des huit premières Sœurs qui, un jour ont accepté de tout quitter, au péril de leur vie, pour venir au nom de la Congrégation continuer la Mission du Christ au Burkina. J’ai choisi le nom d’Elise, celui d'une de ces Sœurs.

Le 17 décembre 2011 restera une date inoubliable pour moi. Des étapes de la paraliturgie m’ont vraiment touchée, telle la lecture de la lettre de Monseigneur Lemaître demandant l’aide des SMNDA pour la Mission en pays Mossi. J’ai constaté que cela n'était pas du théâtre, mais portait à la prière et au recueillement.

L'archevêque de Koupela, Mgr Séraphin Rouamba, des prêtres, des sœurs ainsi qu'une grande foule ont fait mémoire de l’arrivée des sœurs, au son du tam-tam. Pendant la Messe j’étais fière d’entendre les novices des Sœurs de l’Immaculée Conception (SIC) chanter l’historique de l’arrivée des SMNDA ainsi que le début de l’Église au Burkina.

Une des paroles de l’archevêque m'a fort émue lorsqu’il a dit que d'une certaine manière les SMNDA ont eu l'attitude de Jean-Baptiste. Ainsi elles ont accepté de s’effacer pour que l’Église locale prenne toute la place nécessaire pour s’épanouir.

Natalie Sedogo Wendata, Burkinabé, novice 2ème année

 

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Comme il y a 100 ans les huit
premières Sœurs...

 

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Monseigneur attendait les soeurs et pour représenter le Moogo Naaba d’il y a cent ans, il leur a offert le « Zom koom » l’eau d’accueil !

 

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L'archevêque de Koupela, Mgr Séraphin Rouamba, salue les sœurs

 

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M. Neli Hernandez, Natalie Sedogo Wendata,  Kamila Gaworska (de gauche à droite)

 

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Les sœurs des communautés de Ouagadougou et du noviciat de Bobo-Dioulasso s’étaient rassemblées pour la fête

 

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De la main de Bijundi, la régionale de l’Afrique de l’Ouest, Valérie reçoit l’alliance, symbole de son engagement pour toute sa vie.

 

 

Comme un trésor dans mon cœur

Le 3 décembre 1912, nos premières Sœurs sont arrivées à Ouagadougou. Huit Sœurs Blanches courageuses, avec beaucoup de foi et de confiance en Jésus. Tout simplement à cause de leur amour du Christ, elles ont décidé de tout quitter en vue d’annoncer l’évangile à ceux et celles qui ne le connaissaient pas !

Jusqu'où cela me rejoint-il aujourd’hui? J’ai quitté la Pologne en 2010 pour arriver à Bobo- Dioulasso au Burkina Faso en vue de continuer ma formation au noviciat. Je peux vous assurer que la plupart de mes amis m’ont dit que ma décision d’aller en Afrique est folle. De plus ils me demandaient pourquoi aller là où il y a la pauvreté. "Qu’est-ce que tu vas chercher là-bas? En Pologne, tu as tout : l’argent, la carrière qui t’attend en tant que musicienne…" Vous pouvez vous imaginer quelles pensées sont passées par ma tête ! Eh bien, aujourd’hui je sais que j’ai quitté tout pour le Christ, puisque ce désir de Dieu qui m’habite ne me laisse pas tranquille ! Bien que parfois je ne comprenne pas ce qu’IL fait avec moi, je désire Le suivre comme nos premières Sœurs qui n’étaient pas extraordinaires. Elles n’avaient que le désir d’aller et d'apporter la Bonne Nouvelle.

Le 17 décembre 2011 : cinq sœurs et trois novices montées sur des chevaux ont commencé le chemin vers la Cathédrale. De loin j’ai pu apercevoir la foule immense qui nous attendait… J'étais touchée, c’était une grande joie. Je voulais aussi sentir ce que nos Sœurs avaient vécu il y a 100 ans, l’esprit de foi et de prière, le son du tam-tam et la poussière…

Je vais garder cet important événement comme un trésor dans mon cœur. En arrivant à la Cathédrale nous avons assisté à la Messe durant laquelle une de nos sœurs burkinabé, Valérie Kaboré, a prononcé son engagement définitif. Notre Congrégation vit et la Mission continue !

 Kamila Gaworska, Polonaise, novice 2ème année

 

Me mettre dans les pas de nos premières sœurs

Quand on m’a proposé d’être une des huit représentantes de nos premières huit sœurs au Burkina, de porter la robe et de monter à cheval, ma réponse a été un OUI très spontané. J’ai expérimenté une grande joie ! Avec un peu de peur à cause du cheval puisque dans ma vie je ne suis jamais montée à cheval.
Mon cœur s'apprêtait en même temps que je confectionnais les panneaux avec Gisela Harth. Pendant ces jours de préparation, j’ai eu la chance de suivre l’histoire de notre présence au Burkina, de me mettre dans les pas de nos premières sœurs et des centaines de sœurs qui ont cheminé pendant ces cent ans, dans ce pays où je suis maintenant. Que c’est merveilleux ce que le Seigneur a fait à travers notre congrégation au Burkina !
La veille du grand jour, Finita nous a fait la lecture de la lettre adressée à M. Marie Salomé par Monseigneur Lemaître, demandant huit sœurs pour la mission des « Mossi », et le long et extraordinaire voyage que les sœurs ont fait pour y arriver.
Nous sommes descendues des chevaux, chacune à son tour ; et au moment de mettre les pieds à terre, les gens nous adressaient la bienvenue avec des cris de joie et des applaudissements. A l’entrée de la Cathédrale, Monseigneur nous attendait parmi une grande foule, et pour représenter le Moogo Naaba d’il y a cent ans, il nous a offert le « Zom koom » l’eau d’accueil !
En ce jour, notre sœur Valérie prononça ses vœux perpétuels. La célébration eucharistique fut une belle célébration remplie d'émotions et de souvenirs, bien animée par la chorale francophone de la Cathédrale et par les Sœurs de l’Immaculée Conception (SIC). Au ciel, nos sœurs ont sans doute bien fêté avec nous ! Pour moi le moment de l’engagement définitif de Valérie a été fort émouvant : la regarder prosternée par terre, dans une attitude de confiance et de total abandon et le OUI pour toujours fut prononcé.
Les supérieures générales des trois congrégations dont l'origine remonte à la présence de nos sœurs, étaient là. Nos sœurs ont vraiment fait beaucoup pour l’Eglise locale et pour le développement du pays. Dans son homélie l’évêque a fait mention du n°56 de nos Constitutions« Nous vivons ensemble sans nous être choisies, c’est l’amour du Christ et de l’Afrique qui nous lie dans une même vocation ». Cela je l’expérimentais le soir : nous étions rassemblées en communauté sans nous être cherchées ou choisies, de tous âges, langues, cultures (onze différentes nationalités) et dans un climat de joie, de fête, de fraternité et d’action de grâces, pour chanter et célébrer ensemble les merveilles de Dieu.
Le lendemain nous nous sommes apprêtées pour continuer la fête chez Valérie, dans la paroisse du « Christ Roi à Pissy » et ensuite dans sa famille. Comme c’est la tradition pour les femmes mariées qui partent chez leur mari; au moment de partir, les femmes sont venues en dansant et en chantant avec les cadeaux, marmites, casseroles, balai… pour la nouvelle mariée, et dans ce cas, pour la nouvelle sœur  professe !

M. Neli Hernandez , Mexicaine, novice 2ème année

 

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