Nous entrons dans le temps du Carême et chaque temps liturgique requiert une attitude intérieure particulière de la part du croyant, une disposition de foi et de cœur qui varie selon les fêtes prévues pour cette période, le moment de la vie de Jésus ou des saints qui y sont célébrés.
Il y a un temps pour l’attente et un temps pour l’accomplissement, et cette affirmation est plus vraie que jamais dans les cycles et les répétitions de l’année liturgique, qui se renouvellent depuis des siècles en impliquant tous les chrétiens.
Tout d’abord, on peut dire que l’année liturgique célèbre et renouvelle la vie de Jésus répartie sur l’ensemble de l’année. Le cœur de l’année liturgique est le Triduum pascal, car il rappelle la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus.
L’année liturgique commence avec l’Avent et se termine avec la solennité du Christ Roi, à la fin du mois de novembre.
Pour chaque chrétien, l’année liturgique représente un chemin de salut, au cours duquel chaque fidèle est invité à faire sienne l’expérience humaine et spirituelle de Jésus, afin de transformer sa vie et de la rendre plus digne et plus sainte selon son modèle.
Le temps du Carême peut être comparé à un véritable chemin, un itinéraire baptismal, en ce sens qu’il aide à maintenir éveillée la conscience que le fait d’être chrétien se réalise toujours comme un devenir chrétien : ce n’est jamais une histoire achevée qui se trouve derrière nous, mais un chemin qui exige toujours un exercice renouvelé. – Père Benoît XVI.
Le Carême dure quarante jours et précède la célébration de Pâques. Il commence le Mercredi des Cendres et se termine le Jeudi saint.
On compte donc cinq dimanches de Carême ; le sixième ouvre la Semaine sainte et s’appelle le Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur.
Ce temps liturgique rappelle les quarante jours que Jésus a passés au désert. Il s’agit donc d’une période de pénitence, de prière et de préparation à Pâques, durant laquelle on combat le péché pour être digne de Jésus et de son sacrifice.
La Semaine sainte est la semaine qui précède Pâques et constitue la plus importante de l’année. Elle permet de suivre Jésus depuis son entrée à Jérusalem (Dimanche des Rameaux) jusqu’à son arrestation, sa Passion, sa mort et sa mise au tombeau.
Le Jeudi saint commémore la Cène et ouvre le solennel Triduum pascal, temps central de l’année liturgique, car durant ces trois jours Jésus a institué l’Eucharistie, le sacerdoce ministériel et proclamé le commandement de l’amour fraternel.
Le Vendredi saint rappelle sa mort sur la Croix.
Le Samedi saint, toute célébration liturgique est suspendue pour commémorer la descente de Jésus aux enfers, tandis que l’on se prépare à la Veillée pascale (dans la nuit du samedi au dimanche).
La couleur liturgique du Carême est le violet.
Les bonnes pratiques du Carême
La prière :
Elle nous fait vivre en communion et en familiarité avec Dieu. Il n’y a pas de vie chrétienne sans communion avec Dieu, laquelle se reflète dans l’écoute attentive et assidue de la Parole de Dieu, dans la prière personnelle et communautaire, et dans l’expérience d’une « amitié avec Dieu ».
Le jeûne :
Il comprend toutes les formes de pénitence, les choix, les renoncements et les sacrifices nécessaires pour répondre à l’appel de Dieu. La pratique du jeûne doit être une aide à notre conversion à Dieu.
L’aumône :
Ou plutôt la charité fraternelle. Ce temps sacré doit ouvrir notre cœur aux frères et sœurs : l’aumône, la capacité d’aider, la visite des malades, l’apprentissage de l’écoute des autres, la réconciliation avec quelqu’un dont nous nous sommes éloignés, voilà quelques-unes des actions possibles dans ce contexte !
Lire la Parole de Dieu :
C’est un temps pour écouter de plus près la Parole : l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Nous conseillons de lire durant cette période l’Évangile selon saint Marc, que l’Église proclame chaque dimanche de cette année liturgique.





