De notre sœur Maite Oiartzun Nshimirimana dans la communauté de Gitega au Burundi
Comment remercier le Seigneur pour tous les bienfaits reçus durant l’année jubilaire des 200 ans de la naissance de notre cher fondateur, le Cardinal Charles Lavigerie ?
Tenons éveillée la mémoire de toutes les grâces reçues et gardons au cœur le souvenir de ses merveilles.
Grâce au « OUI » de Lavigerie et à sa réponse généreuse à l’appel du Seigneur pour l’évangélisation de l’Afrique, il a fondé les Missionnaires d’Afrique et les Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique afin d’annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile aux peuples africains.
Au Burundi, le 22 novembre 2025, nous avons célébré la clôture de cette année jubilaire par une Eucharistie d’action de grâce dans notre paroisse Mucunguzi. C’était l’Archevêque de Gitega, Monseigneur Bonaventure Habimana, président de la Conférence Épiscopale du Burundi, entouré des évêques Mgr Georges du diocèse de Ngozi et Mgr Léonidas du diocèse de Rutana. Ils étaient accompagnés des Pères et des Sœurs Missionnaires d’Afrique, des jeunes en formation, des prêtres diocésains, des religieuses et de nos trois groupes de laïcs. Beaucoup de chrétiens étaient également présents pour rendre grâce au Seigneur.
Au cours de l’Eucharistie, nous nous sommes souvenus de l’histoire de l’évangélisation du Burundi. Les premiers missionnaires furent massacrés en 1877, mais ils n’ont ni abandonné le Burundi ni perdu courage. Vingt ans plus tard, en 1897, ils sont revenus par la Tanzanie et ont planté la première croix sur la colline de Misugi, dans la région de Muyaga. À partir de ce moment-là, l’évangélisation a pris un nouvel élan.
Dans l’histoire du Burundi, nous parlons de « la pluie de la Pentecôte » qui a arrosé les semences déjà présentes dans le cœur des Burundais, eux qui croyaient en un seul Dieu créateur, appelé en kirundi « Imana ».
Aujourd’hui, nous sommes témoins de nombreux fruits : environ 85 % de chrétiens, beaucoup de vocations sacerdotales et religieuses, ainsi que de nombreux laïcs engagés dans différents domaines de la vie.
Au cours de cette Eucharistie, nous avons remercié le Seigneur pour toutes les grâces reçues et, avec l’Église du Burundi devenue missionnaire, nous avons renouvelé notre engagement à porter l’Évangile aux peuples africains qui ne connaissent pas encore le Christ. Ensuite, nous avons partagé un repas fraternel dans la cour de la paroisse.
Dans les discours de reconnaissance, l’archevêque a souligné que si Lavigerie n’était pas né, nous ne serions pas ici aujourd’hui. Il a exprimé sa profonde gratitude pour le rôle capital que Lavigerie et ses missionnaires ont joué dans l’évangélisation du Burundi et de l’Afrique.
L’héritage de Lavigerie est toujours vivant. Il continue de nous inspirer dans la mission quotidienne et dans nos engagements missionnaires.






