Par la communauté de Nouakchott en Mauritanie
Au Sahel, la région située au sud du désert du Sahara, l’avancée du désert menace les habitations et les terres agricoles.
Un grand plan panafricain a été lancé pour lutter contre la désertification, et les habitants de toute la région plantent une « Grande Muraille Verte » dans l’espoir de ralentir ce processus. Le projet a démarré en 2007 et tous les pays voisins se sont engagés dans ce grand défi.
En 2024, environ 30 millions d’hectares avaient été restaurés, ce qui correspond à 30 % de l’objectif fixé. Ce projet d’envergure se heurte à de nombreuses difficultés, telles que le manque de fonds et les invasions de criquets, mais aussi, et c’est le plus inquiétant ces derniers temps, aux menaces terroristes et à l’absence de leadership politique.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le lien Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_muraille_verte_(Afrique)
En Mauritanie, nos sœurs plantent des arbres depuis de nombreuses années déjà, en collaboration avec des associations locales et des personnes de différentes confessions religieuses.
Le dernier projet en date a été mené avec leur professeur de hassanya, Khaled Hanevi, qui, ayant appris que la plantation d’arbres faisait partie de leurs activités, les a contactées au nom de l’école fréquentée par ses enfants.
En effet, comme président du Comité des parents de l’école, M. Hanevi ne ménage pas sa peine depuis trois ans pour améliorer la vie des enfants et enseignants à l’école. C’est ainsi qu’il a fait installer l’eau avec un robinet et un suppresseur et qu’il demande aux parents de cotiser afin de pouvoir payer une personne pour l’entretien de l’école. Après tous ces efforts fournis, lui est donc venue l’idée d’assainir et d’embellir l’école à travers la plantation d’arbres.
Nous avons été d’accord de collaborer avec cette école à condition de pouvoir passer dans toutes les classes afin de sensibiliser les enfants du primaire à l’urgence d’agir, afin de sauver notre Mère la Terre. Comme il s’agit d’une école de l’Etat et que les enfants étudient en arabe, les animations ont été données en Hassanya. C’est ainsi que les 400 enfants de l’école ont eu droit à une heure de formation écologique.
Nous avons un très beau pays avec de belles dunes et des réserves naturelles, mais aussi notre milieu de vie est malade à cause des ordures, de la pollution de l’air et de la mer, par le manque de pluie, par l’élévation du niveau de l’océan … »
Les enfants, chacun selon leur âge, ont bien participé à trouver les causes des dégâts de la Planète et surtout à trouver des solutions pour guérir encore notre Terre, même si elle est déjà bien endommagée.
A la question :
Qui veut devenir Docteur de la Planète pour la soigner,
tous les doigts se sont levés et tous ont pris l’engagement de mettre les ordures dans la poubelle et non pas à côté, à refuser de prendre des sachets en plastique au marché, et à participer à la plantation d’arbres dans l’école. Les enseignants de chaque classe étaient présents et ont aidé à faire comprendre tout cela aux enfants.
Venait alors la deuxième étape de l’opération. Notre agronome est allé étudier le terrain pour voir quels types d’arbres seraient les plus appropriés et ensuite une équipe d’hommes s’est mis au travail pour creuser 25 trous et pour y déposer le fumier.
Le 6 avril dernier enfin, à l’aide des enfants de la 6ème année, les 25 arbres ont été plantés solennellement dans la cour de l’école. L’agronome leur a rappelé les multiples bienfaits des arbres. Chaque arbre a été planté par un enfant. L’arrosage et la protection leur ont été confiés. Leurs prénoms ont été donnés aux arbres. Ils en étaient très fiers !
Que les arbres poussent vite pour donner de l’ombre aux enfants pendant les récréations et qu’ils restent des témoins vivants des engagements qu’ils ont pris pour devenir des « docteurs » pour notre Planète !
Pour en savoir plus sur la langue Hassanya voici le lien https://fr.wikipedia.org/wiki/Hassanya






