Les reliques sont portées en procession lors des célébrations du 3 juin
Cet article est composé avec des informations tirées de nos archives et du site web Uganda Martyrs Shrine in Namugogo
Le 3 juin, nous célébrons les martyrs ougandais, un groupe de chrétiens qui ont été tués à cause de leur foi entre 1885 et 1887, sous les ordres du roi Mwanga de Buganda. Nous commémorons en particulier le massacre de Namugongo, qui a éclaté le 25 mai 1886 et s’est prolongé jusqu’au 3 juin 1886, jour de la fête de l’Ascension, au cours duquel les martyrs ont été torturés et brûlés. Leurs dépouilles sont restées longtemps sans sépulture sur ordre du roi, car ils étaient considérés comme des traîtres. Six mois plus tard, craignant d’être accusés de trahison, trois chrétiens se sont rendus à Namugongo sous le couvert de la nuit et ont récupéré une partie des dépouilles. Les reliques furent cachées par les Pères Blancs et, finalement, lorsque la situation politique du Buganda se stabilisa, le coffret contenant les reliques fut rendu à Mgr Henry Streicher, alors archevêque du Buganda. À partir de 1915, les restes furent conservés dans la chapelle de l’archevêque, puis emmenés à Rome en 1964 pour la cérémonie de canonisation.
Lorsque l’actuel sanctuaire des martyrs a été construit, une partie de ces reliques a été renvoyée à Namugongo pour y être vénérée.
L’histoire de leur canonisation est également liée aux Sœurs Blanches.
En 1941, sœur Philothy, membre de la congrégation religieuse locale de Bannabikira Bwanda en Ouganda, fut atteinte d’une étrange maladie et dut être renvoyée chez son frère pour y être soignée. Son frère, Andrew Ziryawulamu, de la paroisse de Kisubi, l’emmena chez le docteur Ahmed, qui confirma qu’il s’agissait de la peste bubonique (Kawumpuli).
À l’époque il n’existait aucun traitement contre la peste bubonique et la morte était certaine. Sr Philothy dut donc être mise en quarantaine au couvent de Rubaga, à Kampala. À son décès, elle fut enterrée à Rubaga seulement par deux Soeurs Blanches, Sœur Aloyse et Sœur Richildis. Cependant, peu après l’enterrement, les deux religieuses contractèrent la maladie. Le docteur Ahmed et son collègue, le docteur Reynolds, leur prescrivirent aussi une quarantaine.
Alors que les sœurs étaient sur leur lit de mort, sans aucun espoir de soins médicaux, Mgr Edward Michaud et le Père Joseph Cabana, qui était le curé de Rubaga, ont immédiatement et avec ferveur consacré une neuvaine de trois jours aux martyrs d’Ouganda pour les religieuses malades. La neuvaine en l’honneur des bienheureux martyrs s’est tenue dans la cathédrale de Rubaga et les reliques des martyrs ont été placées sur les sœurs mourantes.
Au terme de ces trois jours de prières incessantes, les médecins ont été stupéfaits de constater que les deux religieuses s’étaient miraculeusement rétablies. Rome a chargé des spécialistes d’analyser le diagnostic et les médicaments, et d’interroger les deux médecins, le Dr Ahmed, musulman, et le Dr Reynolds, anglican. La conclusion était que non seulement le remède que prenaient les religieuses était inefficace contre la peste, mais que, même s’il avait été efficace, il n’aurait pas pu produire de résultats en si peu de temps.





