Nouvelles de la participation de nos sœurs au Réseau International de la Vie Consacrée contre la Traite des Êtres Humains « Talitha Kum »
Sr Nadine Nana à la session de Talitha Kum en RDC
Chères lectrices, c’est le cœur rempli de joie que je vous partage mes découvertes et prises de conscience lors de la session Talitha Kum. (T.K)
Cette année, plus précisément au mois d’octobre, le Réseau International de la Vie Consacrée contre la Traite des Êtres Humains a vu le jour en République Démocratique du Congo. Ce fut un grand honneur pour moi de participer à la session d’ouverture du réseau en RDC. Bien qu’il existe depuis une dizaine année, beaucoup de consacré/es au Congo n’en connaissaient pas l’existence. Grace au dévouement du père Bernard Ugeux MAfr. qui souhaitait que les consacrés du Congo connaissent le réseau, les responsables de Talitha Kum ont décidé d’ouvrir le réseau au Congo avec l’accord de monseigneur Willy Ngumbi, évêque de Goma.
La session a eu lieu dans le diocèse de Goma et s’est déroulée du 16 au 20 octobre.
La session a été animée par Sœur Angela Kapitingana, SMNDA, et coordonnée par le Pr Bernard Ugeux.
Quatre diocèses ont pris part à cette session : les diocèses de Goma, Bukavu, Kinshasa et Kisantu. Sr Béatrice Badini et moi Nadine Nana, nous avons participé à la session car cela fait partie de notre charisme SMNDA.
Durant les trois jours de session, j’ai approfondi ma connaissance de Talitha Kum. J’ai découvert l’historique de la fondation du réseau et son fonctionnement. J’ai également découvert que la pauvreté, la guerre, l’ignorance, la mauvaise gouvernance, les catastrophes naturelles etc. sont des opportunités qui permettent aux trafiquants d’augmenter le nombre des victimes.
Dans le contexte actuel du Congo, en particulier à Goma (qui est une zone rouge) se trouvent beaucoup de trafiquants. Chaque jour, des personnes disparaissent, à cause de violences, de l’exploitation sexuelle, et des tueries. Les déplacés de guerre sont exposés à ce crime parce que leurs conditions de vie difficile les rendent très vulnérables. Les trafiquants profitent de leur vulnérabilité liée aux difficultés qu’ils vivent : manque d’abris, de vêtements, de nourriture, chômage, manque d’éducation des enfants et de soins sanitaires, pour les trafiquer.
Personnellement, j’ai ressenti de la tristesse pendant la session quand certain/es partageaient leurs expériences sur l’exploitation sexuelle des jeunes par leurs parents, leurs connaissances et des personnes riches.
Mais je suis remplie d’espoir car je suis convaincue que plusieurs vies seront sauvées dans l’avenir. J’ai senti en moi l’appel de sensibiliser les gens qui m’entourent, de défendre les sans voix, de prendre soin des victimes du trafic et de restaurer la dignité humaine en promouvant la justice.
L’esprit de lutter contre l’injustice à l’exemple de Lavigerie m’anime et me pousse à faire de même. Je termine mon partage en me référant à sa pensée
« Je suis un homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».
Lien au site de Talitha Kum pour l’Afrique de l’Est
Sœur Edith Yendaw avec les jeunes Ambassadeurs de l’Espérance à Rome
Les jeunes Ambassadeurs de l’Espérance se sont réunis à Rome pour un programme d’une semaine, du 1er au 8 février 2025. Une manifestation silencieuse a eu lieu le dimanche 2, qui s’est rendue au Vatican avec des bannières et des drapeaux protestant contre le trafic d’êtres humains, et s’est jointe à la foule qui a prié l’Angélus avec le Pape à midi. Le programme s’est poursuivi tout au long de la semaine et une veillée de prière contre la traite des êtres humains a eu lieu le 4 février à la basilique Santa Maria de Trastevere. Le 6 février, un événement appelant à l’espoir et à la guérison a eu lieu à l’Université pontificale de la Sainte-Croix. Son éminence le cardinal Michael Czerny a délivré un message inspirant lors de l’événement.
Le 7 février, les jeunes ambassadeurs ont eu une audience privée avec le pape François, qui leur a adressé un message d’encouragement et les a bénis.
Le programme s’est poursuivi et a marqué le 8 février la fête de Sainte Joséphine Bakhita au centre de l’UISG. Sœur Angela Kapitingana, responsable de la congrégation des Sœurs Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique, a facilité le processus d’élaboration d’un Appel à l’Action.
La journée s’est achevée par la remise d’un certificat à chaque participant et par une cérémonie spirituelle qui a béni chacun des membres pour le retour et le maintien des liens entre eux. Ce fut en effet un programme magnifique et merveilleux.
Lien au site web de Talitha Kum













