la croix sur le cercueil de Mère Marie-Salomé
Du livre du Colonel de l’Éprevier
Le 18 au matin, elle reçut la sainte Communion ; elle sentait maintenant qu’elle s’en allait.
Le bon Dieu viendra bientôt me chercher, dit-elle aux Religieuses qui l’entouraient. Je me sens lasse, je ne puis presque plus prier. »
Comme elles ne pouvaient retenir leurs larmes : « Il ne faut pas pleurer, mes chères Sœurs, leur dit-elle, je vous le défends. Priez seulement pour moi. »
De sa chambre, elle entendait les chants de la chapelle.
« Ce sont les Sœurs qui prient pour vous », lui dit-on. « Oh ! oui, que l’on prie bien pour moi, répondit-elle ; j’en ai bien besoin, afin que le bon Dieu me pardonne et me reçoive dans son paradis. »
On lui dit alors :
Vénérée Mère, il faut aussi prier pour la Congrégation. Quand vous serez auprès du bon Dieu, que lui demanderez-vous pour nous ? »
Elle répondit :
Que vous soyez toutes de saintes missionnaires et que vous gardiez bien l’esprit de notre Vénéré Père. »
Dans la journée, elle entendit encore les chants du salut, le Miserere, le Tantum ergo ; elle s’y associa. Mais, dans la soirée, elle perdit l’usage de la parole ; la vie l’abandonna peu à peu et, vers minuit, elle s’éteignit doucement.
Elle était âgée de 83 ans.






